Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) est entré en vigueur le 25 mai 2018, un texte législatif européen qui vise à protéger les données personnelles des citoyens de l’Union européenne. Face à cette nouvelle réglementation, les entreprises doivent adapter leurs pratiques de sous-traitance pour se conformer aux exigences du RGPD. Dans cet article, nous allons explorer les notions clés de sous-traitance et clauses RGPD, et vous donner quelques conseils pour naviguer dans ces nouvelles règles.
Sous-traitance, responsable de traitement et sous-traitant
Pour bien comprendre les enjeux liés à la sous-traitance et au RGPD, il est essentiel de définir trois termes clés :
- La sous-traitance : elle désigne le fait pour une entreprise de confier certaines tâches à une autre entreprise. Dans le cadre du RGPD, cela concerne notamment le traitement des données à caractère personnel.
- Le responsable de traitement : c’est la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement des données à caractère personnel.
- Le sous-traitant : il s’agit de la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui traite des données à caractère personnel pour le compte du responsable de traitement.
Dans le cadre du RGPD, le sous-traitant doit accorder une importance particulière à la gestion de ses relations avec les responsables de traitement, notamment en ce qui concerne la sécurisation des données personnelles qu’il traite pour leur compte.
Les clauses RGPD dans les contrats de sous-traitance
Pour être conforme au RGPD, un contrat de sous-traitance doit contenir certaines dispositions spécifiques concernant la protection des données personnelles. Voici les principales clauses à intégrer :
1. L’objet, la durée et la nature du traitement
Il est important que le contrat précise l’objet, la durée et la nature du traitement des données à caractère personnel confiées au sous-traitant par le responsable de traitement. Cette information permettra aux deux parties de déterminer leurs obligations respectives en matière de protection des données.
2. Le type de données à caractère personnel et les catégories de personnes concernées
Le contrat doit également indiquer clairement quelles sont les données à caractère personnel traitées par le sous-traitant, ainsi que les catégories de personnes concernées par ces données (par exemple, les clients ou les employés du responsable de traitement).
3. Les obligations du sous-traitant en matière de confidentialité
Le sous-traitant doit s’engager, par écrit, à garantir la confidentialité des données à caractère personnel qu’il traite pour le compte du responsable de traitement. Cela inclut notamment l’obligation d’informer et de former les membres de son personnel ayant accès à ces données.
4. Les mesures techniques et organisationnelles mises en place pour garantir la sécurité des données
Le contrat doit décrire précisément les mesures techniques et organisationnelles que le sous-traitant mettra en œuvre afin de garantir un niveau de sécurité adapté aux risques présentés par le traitement des données à caractère personnel, conformément aux exigences du RGPD.




